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Formation hygiène alimentaire

Bulletin d'inscription

Fédération Départementale des Chasseurs de la Charente

La réglementation européenne (décret et règlement) relative à l'hygiène alimentaire est applicable en France depuis le 18 décembre 2009 par un arrêté ministériel.

Ce dernier retranscrit les règlements européens sur ''les règles sanitaires applicables aux produits d'origine animale et aux denrées alimentaires en contenant''.

Le chasseur est impacté dans la chaîne alimentaire en tant que producteur primaire. Il est donc concerné par les mesures applicables dès lors qu'il va mettre le résultat de sa chasse sur le marché pour la consommation humaine. Il peut, par exemple, remettre sa venaison à :

  • un commerce de détail
  • un particulier consommateur final
  • un atelier de traitement
  • au cours d'un repas de chasse ou repas associatif

Pour pouvoir répondre à ces exigences, les chasseurs ont dû être formés individuellement afin de pouvoir pratiquer un examen initial de la venaison. Cette formation, d'une durée d'une demi-journée, permet aux chasseurs d'acquérir ou de compléter leurs connaissances sur la réglementation en vigueur, des notions d'anatomie et de reconnaissance sur les anomalies et maladies de la faune sauvage. Les chasseurs formés deviennent des examinateurs initiaux en possession d'une carte d'agrément nominative délivrée par la Fédération des Chasseurs. La Fédération Nationale des Chasseurs tient à jour le listing des personnes formées par département.

Dès lors que le chasseur souhaite commercialiser sa venaison, il devra :

  • Pratiquer un examen visuel des carcasses et des viscères, dit examen initial, des espèces de grand et/ou petit gibier. L'objectif est d'effectuer un tri entre le ''normla'' et le ''douteux''.
  • Compléter la fiche de compte-rendu d'examen initial (lieu et heure de la mort de l'animal, destination du gibier, n° de bracelet de marquage…) et noter ses observations (présence ou pas d'anomalies).
  • Un exemplaire de cette fiche de compte-rendu devra accompagner la carcasse de gibier jusqu'à sa destination finale. La traçabilité est assurée par cette fiche et le bracelet de marquage pour le grand gibier.

Certaines obligations s'imposent donc aux chasseurs :

  • Si le gibier sauvage consommé au cours d'un repas de chasse ou associatif est une espèce sensible à la trichinellose (sanglier notamment), le chasseur devra effectuer un prélèvement de muscle (langue) et le transmettre au laboratoire d'analyses agréé d'Angoulême afin que ce dernier effectue une recherche de larves de trichine.

Les résultats d'analyse sont transmis au premier détenteur de la venaison sous 48 heures :

  • Si le gibier sauvage est commercialisé à un détaillant local (boucher, charcutier..), le chasseur ne pourra vendre que le gibier tué au cours de la journée de chasse. De plus la distance entre le lieu de chasse et le destinataire final ne doit pas dépasser 80 kilomètres.
  • Le gibier vendu à un commerce de détail devra être entier et ne devra pas être dépouillé (pour le grand gibier) ou plumé (pour le petit gibier).

Rappel des bonnes conduites à tenir :

  • Respecter le délai moyen entre la mort de l'animal et l'éviscération (< à 1h).
  • Porter des gants avant l'éviscération.
  • L'éviscération d'un grand gibier se fera en position suspendue. Préférer la fente du sternum avec une scie plutôt qu'un couteau, pour éviter les blessures.
  • Toute manipulation de carcasse sera suivie d'un lavage soigné des mains.
  • Eliminer ou enfouir, après examen initial, les viscères digestifs.
  • Dans le cas de découverte de cadavres, contacter rapidement le correspondant SAGIR.
 
Fédération Départementale des Chasseurs de la Charente

L'objectif pour la durée du schéma 2012-2018 est de poursuivre ces formations pour les chasseurs demandeurs et de mettre en place une formation de remise à niveau pour ceux déjà formés. L'évolution éventuelle des textes législatifs et règlementaires imposera probablement une certaine réactivité de la part des formateurs référents.

Aussi, l'extension de certaines maladies, telle que la tuberculose, nécessite la plus grande attention. De fait, il convient de tenir informés les examinateurs initiaux qui sont les observateurs locaux, et donc les premières alertes en cas d'anomalies dans la faune sauvage.

En Charente, 833 personnes sont formées à cette formation.